11/09/2001 et Peak Oil

1062008

Regader la video suivante à la finde l’article : http://www.naturavox.fr/article.php3?id_article=4118




Peak Oil

1062008

Peak Oil dans Energie et Petrole arton1953Et oui il est bien là… aux armes citoyens, y’en a plus assez pour tout le monde, guerres de ressources actuelles et futures (comme s’il existait d’autre source de guerre ou de conflit que le refus du partage !!).

 Quelques articles pertinents sur le sujet. Ne vous laisser pas impressionné par l’idée de spéculation financière, la spéculation financière n’est qu’une projection du rapport futur entre l’offre et la demande, sous-jacent n’est que ce rapport et rien d’autre, cette projection peut être mauvaise comme toute prévision, mais ça s’arrette la :

La fin du monde tel que nous le connaissons


Le compte à rebours a commencé : drogués au pétrole, nous ne pouvons pas nous en passer de sorte que c’est bien le monde que nous connaissons qui tire à sa fin. C’est dans une période d’inflation, de récession, de tensions internationales, de guerres que nous entrons bel et bien.

5156_gd dans Peak Oil

Nous sommes drogués au pétrole, nous ne pouvons pas nous en passer, nous sommes prêts à tout pour continuer notre addiction. Nous, c’est-à-dire le tiers le plus riche des habitants de la planète. Cette situation, à elle seule, aura bientôt des conséquences dévastatrices dans tous les domaines, sur tous les continents. La hausse actuelle du cours des hydrocarbures n’est pas un simple choc pétrolier – comme ceux que nous avons affrontés en 1973 et 1979 – c’est la fin du monde tel que nous le connaissons.

Cet événement, dont nous apercevons les prémisses, provient de la coïncidence, sur quelques années, de trois facteurs inédits : 1) le déclin définitif de la production de pétrole (géologie) ; 2) l’excès structurel de la demande mondiale sur l’offre de pétrole (économie) ; 3) l’intensification des guerres et du terrorisme pour l’accès aux ressources non renouvelables (géopolitique). Ces trois facteurs, se renforçant mutuellement, provoquent d’abord une hausse des prix des produits pétroliers, puis du gaz et de l’énergie, enfin de toutes les denrées et services qui en dépendent. Bref, nous entrons dans une période d’inflation, de récession, de tensions internationales, de guerres.

1) En 1956, King Hubbert était géologue à la société Shell. Il publia un article peu remarqué affirmant que la production pétrolière des 48 premiers états américains – la plus importante du monde à cette époque – allait croître jusqu’en 1970, puis décliner inexorablement ensuite. Il fallut attendre un peu plus de quatorze années pour lui donner raison : la production américaine ne cesse de décroître depuis 1970. En extrapolant les méthodes de Hubbert à l’ensemble de la planète, on peut estimer que nous avons atteint aujourd’hui – en 2008 – le maximum de la production mondiale de pétrole. Ceci est un évènement exceptionnel dans l’histoire humaine. Pour la première fois, les volumes de la matière première la plus indispensable à l’ensemble de l’économie mondiale auront cru pendant cent cinquante ans pour diminuer ensuite, sans coup férir, année après année. L’image mentale de la « croissance » – du PIB, de la population, du nombre d’automobiles… – se heurte à la décroissance géologique, inéluctable, irréversible de son plus précieux fluide. La singularité de cet évènement est telle qu’aucun modèle du monde économique, aucune information massive de sensibilisation, aucune politique d’évitement ou d’adaptation n’auront précédé son advenue. Cette ignorance est catastrophique.

2) Le second facteur créateur du choc est le croisement actuel de deux courbes. La courbe de la demande mondiale de pétrole et celle de l’offre mondiale, qui a toujours été supérieure à la première, jusqu’à présent. Aujourd’hui, la demande dépasse l’offre. Cette nouvelle situation d’excès structurel de la demande mondiale sur l’offre provoque une tension sur les marchés des cours du pétrole et, finalement, une hausse forte et définitive de ces cours. L’inflation des prix des produits pétroliers se propage aux autres domaines, notamment l’agriculture et la pêche, les transports et le tourisme.

Les esprits cornucopiens – croyants en une corne d’abondance éternelle – estiment tranquillement que le croisement des courbes de l’offre et de la demande ne durera pas, la technologie, le marché et l’ingéniosité humaine parvenant à prolonger les modes de production et de consommation industriels, et même à les étendre au monde entier. La consommation d’énergie ne peut que croître. L’avenir est radieux, la mondialisation heureuse. Les économistes prétendent que le prix de l’énergie doit tendre vers le coût marginal. J’estime, au contraire, que le prix d’une énergie doit tendre vers le coût de sa substitution éventuelle, qui est bien plus élevé que le prix actuel. Autrement dit, à 130 dollars le baril et à 1,50 euros le litre à la pompe, le pétrole n’est pas cher. Nous nous en apercevrons bientôt lorsque le baril sera à 300 dollars et le litre à 3 euros.

3) Hausse des cours du pétrole. Inflation. Augmentation des taux d’intérêt. Dette. Création de monnaie. Dévaluation. Baisse du pouvoir d’achat, baisse des achats. Récession. Tensions internationales… Le pétrole en hausse, c’est la guerre.

Les pays gros consommateurs de pétrole n’en possèdent pas, ou n’en possèdent plus, ou moins que jadis. La France et l’Allemagne n’en ont pas. Les Etats-Unis importent aujourd’hui plus de la moitié de leur consommation. La Grande-Bretagne est devenue importatrice en 2004, du fait de la déplétion des champs de la mer du Nord. Favorisées par la nature (?), les grandes régions exportatrices sont le Moyen-Orient, l’Oural-Volga et la Sibérie occidentale en Russie, le golfe de Guinée, le Venezuela et le Mexique.

Les pays du Moyen-Orient, qui détiennent les deux tiers des réserves de pétrole et assurent 31% de la production, ne contribuent qu’à 6% de la consommation mondiale. Une situation semblable, bien que moins contrastée, prévaut en Afrique (production : 11% ; consommation : 3%) et en Amérique latine (production : 10% ; consommation : 6%). À l’opposé, les régions grandes consommatrices sont importatrices : l’Amérique du Nord (production : 18% ; consommation : 30%), l’Europe (production : 9% ; consommation : 22%) et l’Asie-Océanie (production : 10% ; consommation : 28%).

Ce qui fut appelé « développement » au cours de la seconde moitié du vingtième siècle se résume à une qualité : l’accès à l’abondance pétrolière bon marché pour produire du travail mécanique. C’est pourquoi les Etats-Unis furent et demeurent le premier des « pays développés ». Pendant la majeure partie de ce dernier siècle, ils possédèrent, avant et plus que tout autre, cet accès au pétrole sur leur territoire et par l’intermédiaire de leurs compagnies transnationales. Mais les temps changent. Découvertes en chute, offre stagnante, demande croissante, guerres pour l’accès. Telle est la formule de la déplétion pétrolière qui s’annonce. Le choix des pays industrialisés est binaire : ou bien ils décident leur sevrage immédiat et rigoureux, ou bien ils continuent leur addiction par la force. La première alternative est la seule manière de sauvegarder la solidarité, la démocratie et la paix, mais nous avons choisi la seconde : la guerre (Irak, Afghanistan, Darfour…).

Cette situation n’est pas « la fin du pétrole » ou « la fin des énergies fossiles », c’est la fin de l’énergie bon marché et, conséquemment, la fin du monde tel que nous le connaissons, c’est-à-dire, avant quinze ans, la fin de la croissance économique, la fin du capitalisme, la fin de l’Union européenne, la fin de l’aviation commerciale de masse, la fin de la grande distribution… Les transitions énergétiques des siècles passés – du bois au charbon, du charbon au pétrole – étaient graduelles et adaptatives, le pic de Hubbert sera brusque et révolutionnaire. La fin du pétrole bon marché est la plus grande épreuve qu’ait jamais affrontée l’humanité (c’est LE problème). Afin d’en repousser un peu la date et d’en réduire un peu les effets désastreux, la seule conduite possible est l’apprentissage de la sobriété (c’est LA solution). C’est-à-dire, politiquement, une perspective d’autosuffisance décentralisée, par la décroissance de la consommation et des échanges de matières et d’énergie, une mobilisation générale de la société autour d’une sorte d’économie de rationnement solidaire et démocratique.

Dans l’immensément complexe cycle du carbone, l’aval du cycle, désormais connu sous l’appellation de « changement climatique », est aujourd’hui l’objet d’une certaine attention, voire de quelques faibles décisions (Protocole de Kyoto, Grenelle de l’environnement) destinées à réduire ou à s’adapter aux épisodes climatiques extrêmes qui se profilent. Mais le changement climatique, bien que rapide au regard des temps géologiques, est dix fois plus lent que l’amont du cycle du carbone, c’est-à-dire le pic de Hubbert, le « Peak Oil ». Si celui-là se mesure en décennies, celui-ci se mesure en années. Nous ne sommes plus dans la prévision, nous sommes dans le compte à rebours.

Yves COCHET

Mathématicien, ancien Ministre de l’Environnement, Député de la 11e circonscription de Paris.




Egoïsme, égocentrisme et Altruisme

1062008

L’homme est un abime d’égoïsme et d’égocentrisme.

Egoïsme :l’égoïsme est un trait de caractère, l’attitude d’une personne dont les actions ou les idées sont uniquement orientées par ses propres intérêts, sans prendre en compte les nécessités d’autrui.

Egocentrisme : l’égocentrisme consiste à concevoir le monde que de son seul point de vue, tendance à ramener tout à soi, à se sentir le centre du monde.

Altruisme : L’altruisme est un terme employé pour désigner l’amour désintéressé d’autrui (définition du Petit Larousse), c’est-à-dire le souhait qu’autrui trouve le bonheur et la générosité n’attendant rien en retour.

Amour : L’amour est un sentiment envers un être ou une chose qui pousse les personnes qui le ressentent à adopter un comportement, plus ou moins rationnel, les entraînant principalement à rechercher une proximité pouvant être tendre, physique, passionnée, intellectuelle, spirituelle, voire imaginaire (érotomanie),  vis-à-vis de l’objet de cet amour.

 Soit ! Quel rapport entre ses 3 mots : l’homme et son besoin de se sentir different d’une simple machine. D’un etat de rationailté complète qu’il n’a pas la capacité d’appéhender ou qu’il refuse d’admettre.

Il nie l’évidence de ce fonctionnement mécanique, qui lui fait peur. Il invente la philosophie, la religion, des concepts tel que l’amour, l’altruisme, l’egoisme…. pour se sentir differents des autres espèces et au dessus des instincts animals pour se conforter dans l’idée qu’il est humain. Humanité qui ne rime pas avec intelligence supérieur, mais bien avec bonté , altruisme, amour … Quenénie, tout cela est bidon. Quelle différence entre le genre humain est une machine guidé par toutes ses peurs et les lois fondamentales de la nature. Aucune . Peur de mourir… instinct de survie, désir fort de prolonger l’espèce, rien ne nous distingue du règne animal, excepté une intelligence supérieure.




26052007

Je t’aime tu m’aimes,

l’amour est la quête de tous. Besoin fondamental le plus mal satisfait dans nos pays développés, paradoxe des temps modernes. Je ne philisopherai pas sur l’amour car je l’ai assez détruit comme ca. A la recherche d’un nouvel idealisme.




Un problème de référentiel ?

21052007

La relativité générale est un truc de dingue. Et pourtant independemment des aspects purement scientifiques, elle nous indique surtout que l’absolue n’existe pas, ou du moins pas dans les termes que nous pensions. Elle nous rappelle la multiplicité des réalités : il y a autant de realité que de capteurs de réalité. La vie courante nous illustre au quotidien cette relativité ne serait ce qu’en terme d’individu. Comprendre le caractère relatif de toutes perceptions améliore la compréhension du monde et de notre environement direct, nous enseigne la tolerance et nous fait prendre le recul necessaire à la resolution de nombreux conflits.




Nous mangeons du petrole

21052007

Ci-joint un article effrayant. J’espère que l’auteur se trompe. J’ai pas verifié mais je vais le faire. Merci de me faire part de vos commentaires :

by Dale Allen Pfeiffer

texte original sur le site http://www.fromthewilderness.com/ (FTW)

(Sur le même thème voir aussi le texte en anglais Why Our Food is So Dependent on Oil de Norman Church)

© Copyright 2004, From The Wilderness Publications, www.copvcia.com. All Rights Reserved. May be reprinted, distributed or posted on an Internet web site for non-profit purposes only.

Note de l’éditeur (Michael C. Ruppert) Il y a quelques mois, interpellé par un rapport réalisé par le Professeur Kenneth Deffeyes de Princeton concernant son travail sur l’impact du pic de pétrole (Peak Oil) sur la production d’engrais, j’ai demandé à l’éditeur responsable de la section énergie de FTW, Dale Allen Pfeiffer d’étudier ce que produira la diminution de gaz naturel sur les coûts de production des engrais. Ses recherches le menèrent à étudier la production globale de nourriture aux USA et, puisque les USA et le Canada nourissent une partie du monde, les réponses ont une porté globale.

Ce qui suit est probablement l’article le plus effrayant que j’ai lu et la contribution la plus alarmante que FTW ait jamais publiée. Même si l’on a vu CNN, Britain’s Independent ou Jane’s Defence Weekly reconnaitre la réalité du pic de pétrole (Peak Oil and Gas) ces dernières semaines, admettant que les réserves mondiales de pétrole et de gaz sont inférieures de 80% à celles estimées, nous voyons le peu de réflexions consacrées à prévoir ces crises à venir ; au moins en terme de réflexions accessibles au public.

L’article qui suit est si sérieux dans ses implications que j’ai pris l’inhabituelle initiative de souligner certains points clés. J’ai fais cela avec l’intention que le lecteur considère chaque passage souligné comme un fait séparé incroyablement important. Chacun de ces faits doit être lu et digéré séparément pour assimiler son importance. Je me suis trouvé lisant un fait, me levant et marchant de long en large jusqu’à pouvoir revenir continuer (in)confortablement à lire la suite.

Tout ce que rapporte les recherches de Dale Allen Pfeiffer confirme les pires doutes de FTW à propos des conséquences du pic de pétrole, et pose de sérieuses questions sur ce qu’il faut faire après. La moindre n’est pas pourquoi, au cours d’une année d’élection présidentielle (aux USA) aucun des candidats n’a reconnu le problème. Aujourd’hui, il est clair que les réponses à ces questions, sans doute les plus importantes auxquelles l’humanité doit faire face, doivent nécessairement être trouvées par des individus et des collectivités privées, indépendamment d’aide gouvernementale. Savoir si la recherche de réponse débute maintenant, ou bien lorsque la crise deviendra inévitable, ne dépend que de nous. – MCR

3 octobre 2003, 1200 PDT, (FTW) — Les humains (comme tous les autres animaux) tirent leur énergie de la nourriture qu’ils mangent. Jusqu’au siècle dernier, toute l’énergie de la nourriture disponible sur cette planète était dérivée de l’énergie solaire par photosynthèse. Soit vous mangiez des plantes soit vous mangiez des animaux qui se nourrissaient de plantes, mais l’énergie provenait finalement du soleil.

Il aurait été absurde de penser qu’un jour nous manquerions d’ensoleillement. Non, l’ensoleillement était une ressource abondante, renouvelable et le processus de photosynthèse nourrissait toute vie sur la planète. Il plaçait également une limite sur la quantité de nourriture qui pouvait être produite à chaque instant, et ainsi limiter la croissance de la population. L’énergie solaire a un flux limité sur la planète. Pour augmenter votre production de nourriture, il fallait augmenter la surface cultivable et déplacer vos concurrents. Il n’y avait pas d’autres moyens pour augmenter l’énergie disponible pour la production de nourriture. La population humaine crût en déplaçant tout et en s’appropriant de plus en plus de l’énergie solaire.

Le besoin d’augmenter la production agricole est l’une des causes qui motiva la plupart des guerres, associé à l’accroissement des besoins énergétiques (et la production agricole est vraiment une partie essentielle des besoins énergétiques.) Quand les Européens ne purent plus étendre leur surfaces agricoles, ils commencèrent à conquérir le monde. Les explorateurs furent suivis des conquérants, puis des commerçants et des colons. Les raisons annoncées de l’expansion pouvait être le commerce, l’avarice, l’empire ou simplement la curiosité, mais à l’origine, tout était question d’augmentation de la productivité agricole. Où que les explorateurs et conquérants voyagèrent, ils ont pu ramener des butins, mais ont laissé des plantations. Ensuite, les colons travaillent à rendre la terre cultivable pour y établir leur propre ferme. Ces conquêtes ont duré tant qu’il y avait des terres pour s’étendre. Jusqu’à aujourd’hui, les propriétaires terriens et les fermiers luttent et réclament plus de terres pour la production agricole, mais ils se battent pour des restes. Aujourd’hui, virtuellement toutes les terres productives de cette planète sont exploitées pour l’agriculture. Ce qui reste inutilisé est trop escarpé, trop humide, trop sec ou sur un sol trop pauvre en nutriment.1

Au moment où la production agricole ne peut plus s’étendre par accroissement de la surface, de nouvelles innovations rendent possible une meilleure productivité des terres disponibles. Le processus de déplacement des « nuisibles » et d’appropriation pour l’agriculture, accéléré par la révolution industrielle et la mécanisation de l’agriculture, a accéléré le nettoyage et le labourage de la terre et augmenté la taille des exploitations qui pouvaient être tenues par une seule personne. A chaque accroissement de la production agricole, la population humaine augmentait aussi.

A présent, les humains se sont approprié environ 40% des capacités de photosynthèse de toutes les terres.2 Aux USA, c’est plus de la moitié de l’énergie capturée par photosynthèse.3 Nous nous sommes approprié la meilleure moitié de la planète. Le reste de la nature est forcé de faire avec ce qui reste. Ceci est le premier facteur d’extinction des espèces et du stress de l’écosystème.

Sommaire

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La Révolution Verte

Dans les années 1950 et 1960, l’agriculture a subit une transformation radicale souvent appelée la Révolution Verte. La révolution verte est le résultat de l’industrialisation de l’agriculture. Une partie des avancées provint de nouvelles plantes hybrides, donnant des récoltes bien plus productives. Entre 1950 et 1984, alors que la révolution verte transformait l’agriculture dans le monde entier, la production de semence mondiale crût de 250%.4 C’est un accroissement considérable de la quantité de nourriture disponible pour la consommation humaine. Cet accroissement d’énergie ne provenait pas d’une augmentation de l’ensoleillement, ni de l’apparition de nouveaux horizons de terres agricoles. L’énergie de la révolution verte provenait des énergies fossiles sous la forme d’engrais (gaz naturel), de pesticides (pétrole) et d’irrigation motorisée.

La Révolution Verte a accru la quantité d’énergie consommé par l’agriculture de 50 fois en moyenne par rapport à l’agriculture traditionnelle.5 Dans les cas les plus extrêmes, la consommation d’énergie de l’agriculture a été multipliée par 100 ou plus. 6

Aux USA, 730 kg d’équivalent pétrole (400 gallons) sont dépensés par an pour nourrir chaque Américain (données de 1994). 7 La consommation d’énergie pour l’agriculture se répartie comme suit :

  • 31% pour la fabrication d’engrais non organique
  • 19% pour les engins agricoles
  • 16% pour le transport
  • 13% pour l’irrigation
  • 08% pour élever le bétail (sans sa nourriture)
  • 05% pour l’assèchement des récoltes
  • 05% pour la production de pesticide
  • 08% divers8

Les coûts énergétiques pour emballer, refroidir, transporter vers les revendeurs finals et cuisiner ne sont pas pris en compte dans ces chiffres.

Pour donner une idée au lecteur du besoin en énergie de l’agriculture moderne, la production d’un kg d’azote pour les engrais requiert l’énergie équivalente de 1,4 à 1,8 litres de diesel. Sans considérer le gaz naturel de base.9 Selon le Fertilizer Institute (http://www.tfi.org), du 30 juin 2001 au 30 juin 2002 les USA ont utilisés 12 009 300 tonnes d’engrais azoté.10 En utilisant le chiffre bas de 1,4 litres de diesel équivalent par kilogramme d’azote, ceci correspond à l’énergie contenue dans 15,3 milliards de litres de diesel, soit 96,2 millions de barils.

Bien sûr, ceci n’est qu’une comparaison grossière pour aider à comprendre les besoins d’énergie de l’agriculture moderne.

Dans un sens littéral, nous pouvons dire que nous mangeons du pétrole. Cependant, à cause des lois de la thermodynamique, il n’y a pas de correspondance directe entre l’énergie consommée et l’énergie produire par l’agriculture. Tout au long du processus, il y a une perte d’énergie. Entre 1945 et 1994, l’énergie utilisée par l’agriculture a été multipliée par 4 tandis que les récoltes ont multipliées par 3.11 Depuis lors, l’énergie consommée n’a cessée d’augmenter sans d’augmentation correspondante des récoltes. Nous avons atteint le point des retours marginaux (?). A cause de la dégradation des sols, de la demande croissante de gestion des nuisibles et des coûts pour l’irrigation (qui sont détaillés ci-dessous), l’agriculture moderne doit continuer d’augmenter ses dépenses énergétiques simplement pour maintenir sa production actuelle. La révolution verte va à la faillite.

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Les coûts du pétrole fossile

L’énergie solaire est une ressource renouvelable limitée seulement par le flux de lumière du soleil vers la terre. Le pétrole fossile, au contraire, est une ressource stockée qui peut être utilisée à un taux presque sans limite. Cependant, à échelle de temps humaine, le pétrole fossile est non renouvelable. Il représente un stock d’énergie planétaire dans lequel nous pouvons piocher au rythme que nous voulons, mais qu’on finira par épuiser sans renouvellement. La Révolution Verte exploite ce dépôt d’énergie pour améliorer la production agricole.

Le total de pétrole fossile utilisé par les USA a été multiplié par 20 dans les 40 dernières années. Aux USA, nous consommons 20 à 30 fois plus d’énergie issue de pétrole fossile par personne que dans les nations en développement. L’agriculture compte directement pour 17% de toute l’énergie utilisée dans ce pays.12 En 1990, nous utilisions approximativement 1000 litres (6,41 barils) de pétrole pour produire de la nourriture avec un hectare de terre.13

En 1994, David Pimentel et Mario Giampietro estimaient que le rapport produits/intrants de l’agriculture était environ 1,4. 14 Pour 0,7 kcal d’énergie fossile consommée, l’agriculture des USA produisait 1 kcal de nourriture. Le chiffre d’entrée de ce ratio était basé sur des statistiques de la FAO (Food and Agriculture Organization des Nations Unies) qui ne considère que les engrais (sans inclure la matière de base des engrais), l’irrigation, les pesticides (sans inclure la matière de base des pesticides), et les engins agricoles et leur carburant. Les autres énergies en entrée de l’agriculture qui ne sont pas considérées étaient l’énergie et les machines pour assécher les récoltes, le transport des intrants et des produits de et vers la ferme, l’électricité, et la construction et l’entretien des bâtiments et infrastructures. Ajouter dans les estimations ces coûts énergétiques conduisent le ration produits/intrants vers une valeur proche de 1.15 Ceci n’inclut pas non plus les dépenses d’énergie de l’emballage, du transport vers les détaillants, le refroidissement ou la cuisson finale.

Dans un rapport ultérieur de la même année (1994), Giampietro et Pimentel réussirent à construire un ratio plus précis de l’utilisation de l’énergie fossile dans l’agriculture.16 Dans cette étude, les auteurs définirent deux types d’énergie en entrée : l’énergie endosomatique et l’énergie exosomatique. L’énergie endosomatique est générée par la transformation métabolique de l’énergie de la nourriture en énergie musculaire dans le corps humain. L’énergie exosomatique est générée par la transformation de l’énergie en dehors du corps humain, comme brûler du pétrole dans un tracteur. Cette donnée permet aux auteurs de se concentrer sur les entrées de fuel fossile uniquement et de son ratio par rapport aux autres entrées.

Avant la révolution industrielle, virtuellement 100% des énergies endomatiques et exosomatiques étaient d’origine solaire. Le pétrole fossile représente maintenant 90% de l’énergie exosomatique utilisée aux USA et dans les autres pays développés.17 La ratio typique exo/endo des sociétés pré-industrielles, basées sur le soleil, est environ de 4 pour 1. Le ratio a décuplé dans les pays développés, passant à 40 pour 1. Aux USA, il est supérieur à 90 pour 1.18 La nature de la manière dont on utilise l’énergie endosomatique a évolué de la même manière.

La grande majorité de l’énergie endosomatique n’est plus dépensée pour produire de la puissance dans les processus économiques. La majorité de l’énergie endosomatique est maintenant utilisée pour générer le flux d’information dirigeant le flux d’énergie exosomatique pour conduire les machines. En considérant le ration de 90/1 aux USA, chaque kcal d’énergie endosomatique dépensée aux USA induit la circulation de 90 kcal d’énergie exosomatique. Par exemple, un petit moteur à essence peut convertir les 38000 kcal d’un gallon (3,785 litres) d’essence en 8,8 kWh (kilowatt heure), ce qui équivaut à environ 3 semaines de travail pour un humain.19

Dans leur étude plus précise, Giampietro et Pimentel trouvèrent que 10 kcal d’énergie exosomatique étaient requises pour produire et fournir 1 kcal de nourriture au consommateur Américain. Ceci inclut l’emballage et toutes les dépenses de livraison, mais exclut la cuisson. 20 Le système d’alimentation Américain consomme 10 fois plus d’énergie qu’il produit en nourriture. Cette asymétrie repose sur les stocks de pétrole fossile non renouvelable.

Avec une hypothèse de 2500 kcal par personne pour une ration quotidienne aux USA, le ratio de 10/1 se traduit en un coût de 35000 kcal d’énergie exosomatique par personne et par jour. Cependant, considérant que le retour moyen d’une heure de travail endosomatique aux USA est d’environ 100000 kcal d’énergie exosomatique, le flux d’énergie exosomatique réquis pour fournir la ration quotidienne est atteint en seulement 20 minutes de travail dans notre système actuel. Malheureusement, si l’on supprime l’énergie fossile de l’équation, la ration quotidienne requiert 111 h de travail endosomatique par personne ; c’est-à-dire, qu’il faudrait près de 3 semaines de travail par personne pour produire la ration quotidienne américaine.

Assez simplement, quand la production de pétrole commencera à diminuer dans les années à venir, il y aura moins d’énergie disponible pour produire de la nourriture.

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Sol, terre arable et eau

L’agriculture intensive moderne n’est pas durable. L’agriculture améliorée technologiquement augmente l’érosion du sol, pollue et surconsomme les eaux souterraines et de surface, et même (essentiellement à cause de l’usage des pesticides) provoque de sérieux problèmes d’environnement et de santé publique. L’érosion du sol, les terres surexploitées et les ressources en eau surutilisées conduisent à leur tour à une encore plus grande utilisation des hydrocarbures. On utilise plus d’engrais à base d’hydrocarbure, ainsi que plus de pesticide ; l’irrigation par pompage consomme aussi plus d’énergie ; et les pétroles fossiles sont utilisés pour traiter l’eau polluée.

Il faut 500 ans pour remplacer 2,56 cm de terre arable.21 En environnement naturel, la reconstitution de la terre se fait par décomposition des matières végétales, protégée de l’érosion par les plantes qui apparaissent. Dans les sols fragilisés par l’agriculture l’érosion réduit la productivité de 65% tous les ans.22 Les prairies, qui constitue l’essentiel des terres aux USA, ont perdu la moitié de la couche arable après environ 100 ans d’exploitation fermière. Ce sol s’érode 30 fois plus vite qu’il ne se forme.23 Les récoltes sont bien plus gourmandes que l’herbe qui couvrait les Grandes Plaines. En conséquence, la terre arable restante est de plus en plus pauvre en nutriments. L’érosion du sol et l’appauvrissement en minéraux coute environ 20 milliards de dollars en nutriments à l’agriculture américaine chaque année.24 Le sol de la Grande Plaine est maintenant en grande partie comme une éponge qu’il faut alimenter en engrais carbonés pour pouvoir produire les récoltes.

Chaque année aux USA, plus de 800 000 ha de terre agricole sont perdues à cause de l’érosion, du sel ou du (water logging ?). De plus, l’urbanisation, la construction de route et les besoins industriels requièrent annuellement 400 000 ha de terre.24 Approximativement 3/4 des terres aux USA sont dédiées à l’agriculture et à l’exploitation forestière.25 L’expansion de la population humaine ajoute une pression croissante sur les disponibilité de terre. En conséquence, seulement une petite partie de la surface des USA reste disponible pour les technologies d’énergies solaires nécessaires à une économie basée sur l’énergie solaire. La surface pour exploiter la biomasse est également limitée. Pour cette raison, le développement du solaire et de la biomasse doit se faire au détriment de l’agriculture.

L’agriculture moderne contraint également nos ressources en eau. L’agriculture consomme 85% de toutes les ressources américaines en eau douce.26 De nombreuses ressources d’eau de surface sont surexploitées, particulièrement à l’ouest et au sud. L’exemple typique est la rivière Colorado, qui est détourné goutte après goutte avant qu’il n’atteigne le Pacifique. L’eau de surface ne représente que 60% de l’eau utilisée pour l’irrigation. Le reste, et par endroit la majorité de l’irrigation, vient de nappes phréatiques. Les nappes phréatiques se remplissent doucement par percolation de l’eau de pluie au travers de la croûte terrestre. Moins de 0,1% de l’eau souterraine stockée et puisée par an est remplacé par la pluie.27 La grande nappe Ogallala qui fournit l’eau pour l’agriculture, l’industrie et les foyers des états du sud et du centre des USA est exploité à 160% de son taux de rechargement. La nappe d’Ogallala deviendra improductive d’ici quelques dizaines d’années.28

Nous pouvons illustrer la demande que place l’agriculture moderne sur les ressources en eau en regardant un champs de maïs. Une récolte de maïs qui produit 118 bushels/acre/an (?) requiert plus de 500 000 gallons/acre d’eau pendant la croissance. La production d’un kilo de maïs requiert 1400 litres d’eau.29 A moins de faire quelque chose pour réduire cette consommation, l’agriculture moderne va propulser les USA dans une crise de l’eau.

Ces vingts dernières années, l’utilisation de pesticide aux USA a été multiplié par 33, et chaque année, il y a plus de pertes dues aux parasites.30 C’est le résultat de l’abandon de la pratique traditionnelle de rotation des cultures. Près de 50% des surfaces de maïs américain est dédiée uniquement à la monoculture du maïs.31 Cela provoque une augmentation des parasites du maïs, qui à son tour déclenche l’utilisation de plus de pesticides. L’utilisation des pesticides sur les récoltes de maïs a été multipliée par 1000 même avant l’introduction de maïs résistant aux pesticides par génie génétique. Et cependant, les pertes de maïs ont tout de même été multipliée par 4.32

L’agriculture moderne n’est pas durable. Elle abîme la terre, en drainant les ressources en eau et polluant l’environnement. Et ceci requiert de plus en plus de pétrole fossile pour pomper l’eau pour irriguer, pour remplacer les nutriments, pour protéger des parasites, pour compenser l’environnement et simplement maintenir le niveau de production constant. Pourtant cette entrée nécessaire de combustible fossile va devoir affronter la diminution de la production de combustible fossile.

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La consommation des USA

Aux USA, chaque personne consomme une moyenne de 987 kg de nourriture par an. Cela fournit au consommateur américain une moyenne d’apport quotidien d’énergie de 3600 kcal. La moyenne mondiale est de 2700 kcal par jour.33 Aux USA, 19% des apports en calorie proviennent directement des fast food. Les fast food participent pour 34% à la consommation totale de nourriture des citoyens américains. Le citoyen moyen mange en dehors de chez lui une fois sur quatre.34

Un tiers des apports caloriques des américains moyens provient de sources animales (y compris les produits laitiers), pour un total de 363 kg par personne et par an. Ce régime signifie que les citoyens américains dérivent 40% de leurs calories de graisse – près de la moitié de leur régime.35

Les Américains sont également de gros consommateurs d’eau. Il y a 10 ans, les Américains consommaient 4589 litres/jour/personne (l/j/p), la plus grande part utilisée pour l’agriculture. En tenant compte de l’augmentation de population prévue, la consommation d’ici 2050 est estimée à 2650 l/j/p, que les hydrologistes considèrent comme minimaux pour les besoins humains.36 C’est sans compter sur le déclin de la production de carburant fossile.

Pour fournir toute cette nourriture, il faut 600 000 tonnes de pesticide par an en Amérique du Nord. C’est plus d’un cinquième du total mondial des pesticides utilisés, estimé à 2,5 millions de tonnes.37 Au niveau mondial, on utilise plus d’engrais azoté par an que la nature ne peut en produire. De même, l’eau est pompée des nappes phréatiques à rythme supérieur à celui qu’elles ne se remplissent. Les stocks de minerais importants comme le phosphore ou le potassium s’approchent rapidement de l’épuisement.38

Le total d’énergie consommée par les USA est trois fois le montant de l’énergie solaire collectée sous forme de produits forestiers ou de récoltes. Les USA consomment annuellement 40% plus d’énergie que le montant total d’énergie solaire capturée en un an par toute la biomasse des USA. L’Amérique du Nord utilise par habitant cinq fois plus de carburant fossile que la moyenne mondiale.39

Notre prospérité est construite sur le principe d’épuisement le plus rapide possible des ressources mondiales, sans considération pour nos voisins, les autres formes de vie de la planète, ou nos enfants.

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Population et développement durable

En considérant un taux d’accroissement de 1,1% par an, la population des USA devrait doubler d’ici 2050. Comme la population croît, environ 0,4 ha de terre sera perdu pour chaque nouvelle personne ajoutée à la population des USA. A ce jour, il y a 0,73 ha de terre cultivable pour chaque citoyen américain. D’ici 2050, ceci devrait passer à 0,24 ha. Pour maintenir les rations standards il faut 0,48 ha par personne.40

Aujourd’hui, seules deux nations dans le monde sont des exportateurs majeurs de grain : les USA et le Canada.41 D’ici 2025, il est prévu que les USA cessent d’être un exportateur de nourriture à cause de la demande intérieure. L’impact sur l’économie américaine pourrait être désastreuse, puisque les exportations de nourriture rapportent 40 milliards de dollars annuellement aux USA. Plus important, des millions de gens pourraient mourir de faim dans le monde sans les exportations de nourriture américaines.42

Aux USA, 34,6 millions de gens vivent dans la pauvreté selon des données du recensement 2002.43 Ce nombre continue d’augmenter à un rythme alarmant. Trop de ces gens n’ont pas de ration quotidienne suffisante. Comme la situation s’aggrave, ce nombre augmentera et les USA seront témoin d’un nombre de plus en plus important de morts de famine.

Il y a plusieurs choses que nous pouvons faire pour alléger cette tragédie. On pourrait améliorer l’agriculture pour qu’elle se débarrasse des pertes, gaspillages et mauvaise gestion pour réduire la consommation d’énergie dédiée à la production de nourriture de moitié.35 On pourrait utiliser les engrais issus du bétail qui sont gaspillés pour remplacer les engrais basés sur le pétrole. On estime que les engrais issus du bétail contiennent 5 fois la quantité d’engrais utilisé chaque année.36 Le plus efficace serait peut-être de supprimer la viande de nos repas.37

Mario Giampietro et David Pimentel estiment qu’il serait possible d’avoir un système d’alimentation durable si quatre conditions étaient réalisées :

  1. Des technologies agricoles environnementalement saines doivent être mises en place.
  2. Des énergies renouvelables doivent être utilisées.
  3. Des augmentations majeures de l’efficacité énergétique doivent réduire la consommation d’énergie exosomatique par personne.
  4. La taille et la consommation de la population doivent être compatibles avec le maintient de la stabilité des processus environnementaux.

Si les trois premières conditions sont réalisées, avec une réduction de moins de la moitié de consommation d’énergie exosomatique par personne, les auteurs estiment à 200 millions la population maximale dans une économie durable.39 Plusieurs autres études ont produit des chiffres de cet ordre(Energy and Population, Werbos, Paul J. http://www.dieoff.com/page63.htm; Impact of Population Growth on Food Supplies and Environment, Pimentel, David, et al. http://www.dieoff.com/page57.htm).

Sachant que la population des USA actuelle est de 292 millions, 40 cela signifie une diminution de 92 millions. Pour réaliser une économie durable et éviter un désastre, les USA doivent réduire leur population d’au moins un tiers. La peste noire du XIVe siècle tua environ un tiers de la population européenne (et plus de la moitié de la population Asiatique et Indienne), plongeant le continent dans une période difficile dont il fallut près de deux siècles pour sortir.41

Aucune de ces études ne considère l’impact de la baisse de la production de pétrole. Les auteurs de toutes ces études croient que la crise de l’agriculture ne commencera à avoir un impact qu’après 2020, et ne deviendra pas critique avant 2050. Le pic actuel de production de pétrole (et le déclin qui va suivre), associé au pic de production du gaz naturel d’Amérique du Nord va très vraissemblablement provoquer cette crise de l’agriculture plus tôt que prévu. Il est fort probable qu’une réduction d’un tiers de la population des USA ne sera pas très efficace pour la durabilité ; la réduction nécessaire pourrait dépasser la moitié. Au niveau mondial, la durabilité ne pourrait être atteinte qu’après une réduction de la population de 6,32 milliards d’habitants42 à 2 milliards – une réduction de 68% ou plus des deux-tiers. La fin de cette décennie pourrait voir des prix de la nourriture se développer sans contrôle. La décennie suivante pourrait voir apparaître des famines à niveau jamais subit par la race humaine.

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Trois choix

Considérant l’absolue nécessité de la réduction de population, il y a trois choix évidents devant nous.

Nous pouvons, comme une société devenue consciente de ses options faire lucidement le choix de ne plus augmenter notre population. C’est la solution la plus raisonnable des trois options : choir volontairement et librement de réduire de manière responsable la population. Cependant, cela heurte notre impératif biologique de procréation. C’est aussi compliqué par la capacité de la médecine moderne d’étendre notre longévité, et par le refus des Religions d’accepter des règles de gestion de la population. Et puis, il y a aussi un fort lobby pour maintenir un niveau élevé d’immigration pour maintenir bas le coût du travail. Bien que ce soit probablement notre meilleur choix, il y a peu de chance qu’il soit retenu.

Si l’on n’arrive pas à diminuer volontairement notre population, on peut forcer des réductions dans la population à travers des règlements gouvernementaux. Est-il nécessaire de préciser à quel point cette option peut être désastreuse ? Combien d’entre nous choisiraient de vivre dans un monde de stérilisation forcée et de quotas de population maintenus par des lois ? Avec quelle facilité ceci pourrait mener à un sélection de la population utilisant des principes d’eugénisme ?

Reste le troisième choix, qui, à lui seul, présente une indicible image de souffrance et de mort. Si nous devions échouer à reconnaître cette crise à venir et décider de la gérer, nous ferions face à une décroissance dont la civilisation ne se remettra peut-être jamais. Nous perdrions probablement plus que le nécessaire pour assurer la durabilité. Avec ce scénario de décroissance, les conditions se détérioreraient tellement que les survivants seraient une fraction négligeable de la population actuelle. Ces survivants vivraient dans le souvenir de la mort de leur civilisation, leurs voisins, leurs amis et leurs familles. Ces survivants auront vu leur monde s’effrondrer.

Les questions que nous devons nous poser maintenant sont, comment peut-on laisser cela se produire, et que peut-on faire pour l’empêcher ? Notre façon de vivre actuelle signifie-t-elle tant que nous nous placions nous même et nos enfants devant cette tragédie approchant rapidement pour quelques années de consommation de plus ?

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Note de l’auteur

C’est probablement l’article le plus important que j’ai écris à ce jour. C’est certainement le plus effrayant, et la conclusion est la plus triste que j’ai jamais écrite. Cette article va probablement déranger le lecteur ; il m’a sans aucun doute perturbé. Pourtant, il est important pour notre futur que cet article soit lu, compris et discuté.

Je suis par nature positif et optimiste. En dépit de cet article, je continue à croire que nous trouverons une solution positive aux multiples crises qui nous font face. Bien que cet article puisse provoquer de nombreux courriels haineux, c’est un simple rapport factuel de données et de la conclusion évidente qui en découle.

Notes

1 Availability of agricultural land for crop and livestock production, Buringh, P. Food and Natural Resources, Pimentel. D. and Hall. C.W. (eds), Academic Press, 1989.

2 Human appropriation of the products of photosynthesis, Vitousek, P.M. et al. Bioscience 36, 1986. http://www.science.duq.edu/esm/unit2-3

3 Land, Energy and Water: the constraints governing Ideal US Population Size, Pimental, David and Pimentel, Marcia. Focus, Spring 1991. NPG Forum, 1990. http://www.dieoff.com/page136.htm

4 Constraints on the Expansion of Global Food Supply, Kindell, Henry H. and Pimentel, David. Ambio Vol. 23 No. 3, May 1994. The Royal Swedish Academy of Sciences. http://www.dieoff.com/page36htm

5 The Tightening Conflict: Population, Energy Use, and the Ecology of Agriculture, Giampietro, Mario and Pimentel, David, 1994. http://www.dieoff.com/page69.htm

6 Op. Cit. See note 4.

7 Food, Land, Population and the U.S. Economy, Pimentel, David and Giampietro, Mario. Carrying Capacity Network, 11/21/1994. http://www.dieoff.com/page55.htm

8 Comparison of energy inputs for inorganic fertilizer and manure based corn production, McLaughlin, N.B., et al. Canadian Agricultural Engineering, Vol. 42, No. 1, 2000.

9 Ibid.

10 US Fertilizer Use Statistics. http://www.tfi.org/Statistics/USfertuse2.asp

11 Food, Land, Population and the U.S. Economy, Executive Summary, Pimentel, David and Giampietro, Mario. Carrying Capacity Network, 11/21/1994. Résumé, Rapport complet

12 Ibid.

13 Op. Cit. See note 3.

14 Op. Cit. See note 7.

15 Ibid.

16 Op. Cit. See note 5.

17 Ibid.

18 Ibid.

19 Ibid.

20 Ibid.

21 Op. Cit. See note 11.

22 Ibid.

23 Ibid.

24 Ibid.

25 Op Cit. See note 3.

26 Op Cit. See note 11.

27 Ibid.

28 Ibid.

29 Ibid.

30 Op. Cit. See note 3.

31 Op. Cit. See note 5.

32 Op. Cit. See note 3.

33 Op. Cit. See note 11.

34 Food Consumption and Access, Lynn Brantley, et al. Capital Area Food Bank, 6/1/2001. http://www.clagettfarm.org/purchasing.html

35 Op. Cit. See note 11.

36 Ibid.

37 Op. Cit. See note 5.

38 Ibid.

39 Ibid.

40 Op. Cit. See note 11.

41 Op. Cit. See note 4.

42 Op. Cit. See note 11.

43 Poverty 2002. The U.S. Census Bureau. http://www.census.gov/hhes/poverty/poverty02/pov02hi.html

35 Op. Cit. See note 3.

36 Ibid.

37 Diet for a Small Planet, Lappé, Frances Moore. Ballantine Books, 1971-revised 1991. http://www.dietforasmallplanet.com/

38 Op. Cit. See note 5.

39 Ibid.

40 U.S. and World Population Clocks. U.S. Census Bureau. http://www.census.gov/main/www/popclock.html

41 A Distant Mirror, Tuckman Barbara. Ballantine Books, 1978.

42 Op. Cit. See note 40.

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